mézigue


mézigue

mézigue [ mezig ] pron. pers.
• 1835; de zigue ( zig) et du poss. mes (id. pour tes, ses : tézigue, sézigue)
Arg. Moi. C'est pour mézigue.

mézigue ou mézig pronom personnel (de mes, pronom possessif, et zigue) Argot. Moi, je.

⇒MÉZIGUE, pron. pers.
Arg. Moi. Tu t'es toujours si chouettement conduit envers mézigue (VIDOCQ, Vrais myst. Paris, t.6, 1844, p.350). Merci, vieux, mais c'est mézigue qui trinquera (LA VARENDE, Gentilsh., 1948, p.169).
Prononc. et Orth.: [mezig]. Avec le s du poss. (mes): mésigue, mes zigues (cf. CELLARD-REY 1980, s.v. mézigue). Étymol. et Hist. XVIIIe s. mes sigue (d'apr. ESN.); 1827 mezig (Dict. d'arg., éd. Demoraine ds ESN.); 1835 mézigue, mézigo (RASPAIL, Réf. pénit., 20 sept., p.2). Comp. de mes (plur. de l'adj. poss. mon) et de l'élém. final zigue, d'orig. obsc. On note aussi plus anciennement mezis «id» (1596, Vie généreuse des Mercelots ds SAIN. Sources arg. t.1, p.166) et meziguand (1628, CHÉREAU, Le Jargon de l'argot réformé, ibid., p.219) ainsi que mezière (1628, CHÉREAU, loc. cit.; déjà sous la forme messière en 1566, RASSE DES NOEUDS, Abbuz et Chant royal d'apr. ESN. ds Romania t.83, 1962, p.314). V. SAIN. Lang. par., pp.519-520, ESN. et CELLARD-REY.

mézigue [mezig] pron. pers. 1re pers.
ÉTYM. 1835; au XVIIIe, sous la forme mes sigue; de zigue (→ Zig), et du possessif mes (id. pour tes, ses…).
Argot. Moi (forme tonique, mézigue ne s'emploie pas dans les fonctions de je, ni de me). || C'est pour, c'est à mézigue.
1 J'm'appelle Loupé, continua-t-il, sans sourire, Voui. L'môme Loupé et d'mandez-y aux feignants d'la Roquette qui c'est que c'est que mézigue. Pas du charre, ajouta-t-il, en se balançant sur ses petites jambes.
Francis Carco, Jésus la Caille, p. 169.
2 Ma Nénette me refera l'ourlet, si elle veut ? Nénette, en l'occurrence, c'est mézigue.
A. Sarrazin, la Cavale, p. 229.
3 Il n'y a pas grande différence entre moi (dit mézigue) et deux kilos d'andouille pliés dans de la toile émeri.
San-Antonio, Des gueules d'enterrement, p. 46.

Encyclopédie Universelle. 2012.